Devenir freelance au Luxembourg : le guide ultra-pratique [2026]

Vous rêvez de liberté ? De choisir vos clients ? De facturer ce que vous valez vraiment ? Devenir freelance au Luxembourg, c’est possible. Mais entre les SARL-S à 1€, les autorisations d’établissement, la TVA à 50 000€, et les préjugés, on peut vite se perdre.

Ce guide, c’est tout ce que j’aurais aimé qu’on me dise en 2018 quand je me suis lancée 😌. Pas de blabla, pas de théorie : juste du concret, du chiffré, et du vécu. Car vous êtes nombreux à nous poser toutes ces questions chaque mois, chaque semaine, il était temps d’y répondre sur ce blog !

👉🏼 Vous saurez exactement :

  • Quelle structure choisir (SARL-S ? Indépendant ? Auto-entrepreneur français ?)
  • Combien ça coûte vraiment
  • Les différentes configurations freelances possibles (avec témoignages)
  • Si rejoindre un collectif comme Téméraire Marketing a du sens pour vous

Les démarches administratives : Luxembourg vs France

Luxembourg : autorisation d’établissement, RCS, CCSS

La base : au Luxembourg, tout commence par l’autorisation d’établissement. Pas d’autorisation = pas le droit de facturer.

La procédure :

  1. Déposer votre demande d’autorisation d’établissement via MyGuichet.lu (recommandé, plus rapide) ou par courrier au Ministère de l’Économie
  2. Coût : 50€ de frais administratifs (droits de chancellerie)
  3. Documents requis :
    • Casier judiciaire luxembourgeois (gratuit via MyGuichet.lu)
    • Preuves de qualification professionnelle (diplômes, certifications, expérience)
    • Justificatif d’adresse du siège social
  4. Après obtention de l’autorisation, vous devez faire plusieurs démarches :
    • S’inscrire au Registre de Commerce et des Sociétés (RCS) (40€)
    • S’affilier au Centre Commun de la Sécurité Sociale (CCSS) – formulaire disponible ici
    • S’inscrire à la TVA auprès de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA (AED) – sauf si vous bénéficiez de la franchise
    • S’affilier à votre Chambre professionnelle (Chambre de Commerce ou Chambre des Métiers)

Le bon réflexe : passer par la House of Entrepreneurship. Ils vous accompagnent gratuitement dans toutes ces démarches. C’est THE point de contact pour créer au Luxembourg.

 

En France : démarche URSSAF, guichet unique

Depuis 2023, toutes les démarches de création d’entreprise en France passent par un seul guichet unique : formalites.entreprises.gouv.fr.

La procédure pour devenir auto-entrepreneur en France :

  1. Créer votre compte sur le guichet unique
  2. Déclarer votre activité en ligne (gratuit)
  3. Obtenir votre numéro SIRET sous 8 à 15 jours
  4. Recevoir votre notification d’affiliation à l’URSSAF

Documents requis :

  • Pièce d’identité
  • Justificatif de domicile
  • Déclaration sur l’honneur de non condamnation

Pour créer une société (EURL, SASU, etc.), c’est un peu plus complexe :

  • Rédaction des statuts
  • Dépôt du capital sur un compte bloqué
  • Publication d’une annonce légale (environ 150-200€)
  • Immatriculation via le guichet unique

 

👉🏼 Différence majeure avec le Luxembourg : en France, l’auto-entrepreneur peut se lancer en 48h sans capital de départ. Au Luxembourg, même avec une SARL-S à 1€, le processus prend minimum 3 semaines.

Combien de temps ça prend vraiment ? (France vs Luxembourg)

Soyons honnêtes : les délais officiels et les délais réels, ce n’est pas toujours pareil.

Au Luxembourg :

  • Délai officiel : 3 mois maximum pour l’autorisation d’établissement (source : Guichet.lu)
  • Délai réel constaté : entre 3 semaines et 2 mois (si dossier complet)
  • L’astuce : faire sa demande en ligne via MyGuichet.lu = traitement plus rapide
  • Après l’autorisation : comptez 1 semaine supplémentaire pour l’immatriculation RCS

👉🏼 Total réaliste : 1 à 2,5 mois pour être opérationnel au Luxembourg

En France :

  • Auto-entrepreneur : 8 à 15 jours
  • Société (EURL, SASU) : 2 à 4 semaines

 

 

Le problème “j’ai déjà un client mais pas encore de structure” : solutions temporaires

“J’ai déjà été sollicité pour du freelance et j’ai même reçu un premier devis signé ce week-end… mais comme je n’ai pas encore officiellement lancé mon activité, je suis un peu coincé pour facturer.”

Ça arrive plus souvent qu’on ne le croit. Voici vos options :

  • Solution 1 : La transparence (notre préférée) Expliquez au client que votre structure est en cours de création et proposez de décaler la facturation de 3-4 semaines. La plupart des clients comprennent.
  • Solution 2 : Le portage salarial temporaire Ces entreprises peuvent facturer pour vous contre une commission (environ 5-10%). Vous continuez à créer votre structure en parallèle.
  • Solution 3 : Accélérer les démarches
    • Faire votre demande d’autorisation d’établissement en ligne (plus rapide)
    • Avoir TOUS les documents prêts avant de déposer le dossier
    • Relancer l’administration après 2 semaines si pas de nouvelles

Ce qu’on ne recommande PAS : facturer en tant que particulier. C’est du travail dissimulé et ça peut vous coûter cher.

 

SARL-S, SARL, auto-entrepreneur, EI : quel statut choisir ?

La vraie question : quel statut correspond à VOTRE situation ? Parce que la SARL-S à 1€, c’est sexy sur le papier, mais ce n’est pas toujours le bon choix.

Luxembourg : SARL-S à 1€ (le statut préféré des freelances)

La SARL-S (Société à Responsabilité Limitée Simplifiée) est LE statut star depuis 2017 pour les freelances au Luxembourg.

Les avantages (source : Guichet.lu) :

Le capital minimum est de 1€ symbolique, ce qui permet de créer sa société sans investissement initial. Contrairement à une SARL classique, vous n’avez pas besoin de passer chez le notaire : les statuts peuvent être établis par acte sous seing privé. Votre responsabilité est limitée, ce qui signifie que vos dettes personnelles restent séparées de celles de la société. Enfin, les formalités sont allégées par rapport à une SARL classique, ce qui simplifie la gestion au quotidien.

Les contraintes :

Le capital est plafonné à 12 000€ maximum. Si vous dépassez ce montant, vous devez obligatoirement passer en SARL classique. La SARL-S est réservée aux personnes physiques uniquement : vous ne pouvez pas avoir de sociétés comme associés. Autre limitation : vous ne pouvez être associé que dans une seule SARL-S à la fois. Enfin, vous devez constituer une réserve en affectant 5% de votre bénéfice net chaque année jusqu’à atteindre 12 000€ de capital plus réserve.

Pour qui ?

Ce statut convient parfaitement aux freelances en services comme le consulting, le marketing, le design ou le développement. Il est idéal pour les activités nécessitant peu d’investissements de départ et pour les personnes qui souhaitent séparer leur patrimoine professionnel de leur patrimoine personnel.

En revanche, la SARL-S n’est pas adaptée si vous avez besoin d’investir dans du matériel, du stock ou un véhicule : le plafond de 12 000€ sera trop limitant. Elle convient mal également si vous visez un développement rapide nécessitant des levées de fonds, ou si vous voulez avoir des associés personnes morales.

Les coûts réels à anticiper (au-delà du 1€ symbolique) :

  • Frais d’autorisation d’établissement : 50€
  • Publication au RCS : 40€
  • Cotisation annuelle Chambre professionnelle : 150-300€/an selon votre CA
  • Impôt forfaitaire minimum : 535€/an (même si vous ne faites aucun bénéfice)
  • Frais de comptabilité : À partir de 3 000€/an (250€/mois minimum chez la plupart des fiduciaires comme Fiducia Management), mais peut monter à 6 000-10 000€/an selon le volume de factures et la complexité de votre activité

👉🏼 Pour les aspects comptables et fiscaux, on recommande Fiducia Management ou WiseMind Luxembourg, des fiduciaires qui comprennent vraiment les freelances et les petites structures.

 

Luxembourg : Indépendant en nom propre (la formule rapide)

L’alternative : vous pouvez aussi démarrer en indépendant en nom propre (commerçant personne physique) sans créer de société.

Les avantages :

Le processus de création est plus rapide : comptez 3 semaines contre 2 mois pour une SARL-S. Les frais de structure sont également moins élevés : vous n’avez pas d’impôt minimum de 535€ à payer, et le comptable n’est pas obligatoire (même si fortement recommandé). L’administratif est aussi plus simple au démarrage.

Les inconvénients :

Le principal inconvénient est l’absence de séparation entre votre patrimoine professionnel et personnel : vos dettes personnelles et professionnelles sont mélangées. Certains clients, notamment les grands comptes, peuvent vous percevoir comme moins “sérieux” qu’une société. Enfin, faire évoluer votre structure sera plus difficile : si vous voulez grandir, il faudra créer une société.

Notre conseil : démarrez en indépendant si vous testez une activité, puis passez en SARL-S quand ça roule (CA stable supérieur à 30-50k€).

 

Luxembourg : SARL classique (quand la SARL-S ne suffit plus)

Quand passer en SARL classique :

  • Votre capital + réserves dépassent 12 000€
  • Vous voulez lever des fonds
  • Vous avez besoin d’associés personnes morales

Les différences avec la SARL-S :

  • Capital minimum : 12 000€
  • Frais de notaire obligatoires : 1 000-2 500€
  • Formalités plus lourdes
  • Même impôt minimum : 535€/an

Le moment du passage : généralement quand vous avez un CA stable >100 000€/an et que vous voulez structurer votre croissance.

France : Auto-entrepreneur (le statut ultra-simple)

Le statut préféré des freelances français : l’auto-entrepreneur (aussi appelé micro-entrepreneur).

Les avantages :

La création est gratuite et rapide, en seulement 8 à 15 jours. La comptabilité est ultra-simple : un livre de recettes suffit. Les charges sociales sont proportionnelles au chiffre d’affaires avec un taux de 22% pour les prestations de services. Vous bénéficiez également d’une franchise de TVA jusqu’à 37 500€ de CA (seuil 2025).

Les contraintes :

Le principal inconvénient est le plafond de chiffre d’affaires fixé à 77 700€ par an pour les services (seuil 2025). Vous ne pouvez pas déduire vos charges : vous payez des cotisations sur votre CA, pas sur votre bénéfice. La protection sociale est aussi moins bonne qu’en société.

Quand ça marche : ce statut convient particulièrement aux activités de conseil ou de service avec peu de frais, et aux freelances qui privilégient la liberté et la simplicité.

France : EURL, SASU, ou entreprise individuelle

Si vous dépassez les plafonds de l’auto-entrepreneur ou si vous voulez optimiser fiscalement, vous pouvez créer une société en France.

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) vous place en tant que travailleur non-salarié (TNS) avec des charges sociales d’environ 45% du bénéfice. Vous pouvez choisir l’imposition à l’IR ou à l’IS, et le capital minimum est de 1€ symbolique.

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) vous positionne comme assimilé salarié, avec des charges sociales plus élevées d’environ 65% de la rémunération. En contrepartie, vous bénéficiez d’une meilleure protection sociale qu’en EURL. Le capital minimum est également de 1€.

Le vrai coût d’une société en France comprend un capital minimum de 1€ (pour EURL ou SASU), des frais de création d’environ 200 à 300€, et l’obligation de faire appel à un comptable pour 1 000 à 2 500€ par an.

Le tableau comparatif France / Luxembourg

Critère Auto-entrepreneur France EURL/SASU France Indépendant Luxembourg SARL-S Luxembourg
Délai création 8-15 jours 2-4 semaines 3 semaines 1-2,5 mois
Capital minimum 0€ 1€ 0€ 1€
Frais création Gratuit 200-300€ 90€ 90€
Impôt minimum Non Non Non 535€/an
Plafond CA 77 700€ Aucun Aucun Aucun
Comptable obligatoire Non Oui Recommandé Oui
Protection patrimoine Non Oui Non Oui
Charges sociales 22% du CA 45-65% 25-30% revenu 25-30% revenu

La TVA : franchises, seuils, autoliquidation

Luxembourg : le nouveau seuil de 50 000€ depuis 2025

Grande nouveauté 2025 : le seuil de franchise de TVA au Luxembourg passe de 35 000€ à 50 000€ depuis le 1er janvier 2025 (source : pfi.public.lu).

Concrètement : si votre chiffre d’affaires annuel est inférieur à 50 000€, vous ne facturez pas de TVA (17%) à vos clients et vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats.

Tolérance de dépassement : si vous dépassez les 50 000€ mais restez sous 55 000€ (tolérance de 10%), vous pouvez garder la franchise jusqu’à la fin de l’année. L’année suivante, vous passez obligatoirement au régime normal.

Exemple pratique : vous facturez 52 000€ en 2025. Vous gardez la franchise jusqu’au 31 décembre 2025, puis à partir du 1er janvier 2026, vous devez facturer avec TVA.

Les limites de la franchise : Vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats professionnels (17% au Luxembourg). De plus, certains gros clients B2B préfèrent des factures avec TVA car ils peuvent la récupérer.

Notre conseil : si vous travaillez principalement en B2B (entreprises), ne prenez PAS la franchise de TVA. Vos clients B2B récupèrent la TVA, donc ça ne change rien pour eux, mais vous vous privez de récupérer 17% sur tous vos achats pro (ordinateur, logiciels, bureau, etc.).

France : franchise de 37 500€ (services) ou 85 800€ (commerce)

Les seuils 2025 en France :

  • 37 500€ pour les prestations de services (seuil de base)
  • 85 800€ pour les activités de commerce et fourniture de logement

Attention changement 2025 : la loi du 3 novembre 2025 a supprimé le projet de seuil unique à 25 000€. Les seuils actuels sont maintenus (source : Service-Public.fr).

Tolérance de dépassement : si vous dépassez le seuil mais restez sous le seuil majoré (39 100€ pour services, 94 300€ pour commerce), vous gardez la franchise jusqu’à la fin de l’année.

L’autoliquidation de la TVA (pour facturer à l’étranger)

Vous êtes auto-entrepreneur français et vous facturez au Luxembourg ?

Pour les sociétés (EURL, SASU) :

  • Vous facturez HT (sans TVA française)
  • Votre client luxembourgeois calcule lui-même la TVA française (20%) et la reverse à l’État français
  • Vous mentionnez sur votre facture : “Autoliquidation – Article 283-2 du CGI”

Même principe dans l’autre sens :

  • Freelance luxembourgeois qui facture en France
  • Vous facturez HT
  • Votre client français calcule lui-même la TVA luxembourgeoise (17%) et la reverse

Franchise transfrontalière (nouveau 2025) : depuis le 1er janvier 2025, si votre CA total dans l’UE est inférieur à 100 000€, vous pouvez bénéficier du régime de franchise dans plusieurs pays de l’UE (source : Chambre de Commerce Luxembourg).

Conditions :

  • Chiffre d’affaires total UE < 100 000€
  • Respect du seuil national de chaque pays (50 000€ au Luxembourg, 37 500€ en France pour les services)

Les mentions obligatoires sur vos factures

Si vous êtes EN franchise de TVA :

  • “TVA non applicable – Article 44 de la loi du 12 février 1979” (Luxembourg)
  • “TVA non applicable – Article 293B du CGI” (France)

Si vous facturez AVEC TVA :

  • Votre numéro de TVA intracommunautaire
  • Taux de TVA appliqué (17% Luxembourg, 20% France)
  • Montant HT + TVA + TTC

Si vous facturez à l’étranger en B2B :

  • “Autoliquidation – TVA due par le preneur”
  • Numéro de TVA intracommunautaire de votre client

Banque professionnelle : obligation, comparatif, néobanques

Luxembourg : BCEE, BGL BNP Paribas, Revolut Business

L’obligation : si vous créez une SARL ou SARL-S au Luxembourg, vous devez ouvrir un compte professionnel.

Pourquoi ? Vous devez déposer le capital social (même si c’est 1€ symbolique), séparer vos finances personnelles et professionnelles, et respecter les obligations comptables.

Les banques traditionnelles :

BCEE (Banque et Caisse d’Épargne de l’État) est considérée comme la banque “safe” du Luxembourg. Elle propose un service client en français et luxembourgeois, avec des agences physiques partout dans le pays. Comptez environ 15-25€ par mois de frais.

BGL BNP Paribas est une grande banque internationale qui offre une bonne plateforme en ligne. Les frais sont d’environ 10-20€ par mois.

Les néobanques :

Revolut Business propose une interface 100% digitale avec des frais compétitifs à partir de 10-15€ par mois. Le service multi-devises est pratique si vous facturez en EUR, USD ou GBP, et vous pouvez créer des cartes virtuelles illimitées.

Wise Business est spécialiste des paiements internationaux. Pour environ 15€ par mois, vous bénéficiez de taux de change ultra-compétitifs et d’un système multi-devises pratique pour facturer à l’étranger.

Le piège : certaines banques refusent les SARL-S ou demandent des justificatifs très stricts. Prévoyez 2 à 3 semaines pour l’ouverture du compte.

France : compte dédié obligatoire (sous conditions)

Auto-entrepreneur : compte dédié obligatoire uniquement si votre CA dépasse 10 000€ pendant 2 années consécutives. Sinon, vous pouvez utiliser votre compte perso (mais c’est le bazar).

Société (EURL, SASU) : compte professionnel obligatoire dès la création.

Les néobanques françaises :

Shine :

  • La néobanque préférée des freelances français
  • Ouverture 100% en ligne
  • Comptabilité intégrée
  • Frais : 9-29€/mois selon la formule

Qonto :

  • Interface ultra-clean
  • Intégrations comptables (iPaidThat, etc.)
  • Frais : 20-40€/mois

Les frais cachés à anticiper

Ce qu’on ne vous dit pas toujours :

  • Frais de virement international : 5-15€ par virement
  • Frais de tenue de compte : 10-25€/mois
  • Frais de virement SEPA : 0-0,50€ par virement
  • Frais de carte bancaire : 2-5€/mois
  • Frais de découvert : 8-12% (à éviter)
  • Commission de change si multidevises : 1-3%

Notre conseil : privilégiez les néobanques (Revolut, Wise, Shine, Qonto) si vous êtes à l’aise avec le 100% digital. Les frais sont 2 à 3 fois moins élevés que les banques traditionnelles.

Formation ADEM “Start Your Business” : utile ou pas ?

Le contenu de la formation

L’ADEM (Agence pour le développement de l’emploi) propose une formation gratuite “Start Your Business” pour les demandeurs d’emploi qui veulent se lancer en freelance.

Format : environ 5 jours répartis sur plusieurs semaines.

Au programme :

  • Business plan et étude de marché
  • Aspects juridiques et fiscaux
  • Comptabilité de base
  • Marketing et communication
  • Pitch et prospection

C’est pour qui ?

  • Demandeurs d’emploi inscrits à l’ADEM
  • Personnes qui veulent tester une idée avant de se lancer
  • Freelances qui démarrent de zéro et veulent des bases

Notre avis : utile si vous n’avez aucune expérience entrepreneuriale. Moins utile si vous avez déjà travaillé en marketing, commercial ou gestion.

Alternative : la House of Entrepreneurship propose aussi des ateliers gratuits, sans condition de statut ADEM.

Les délais de préavis au Luxembourg si vous quittez un CDI (2 à 6 mois)

Le piège qu’on ne vous dit pas : au Luxembourg, les préavis CDI peuvent être LONGS.

Préavis légaux minimum (source : Guichet.lu) :

  • 0-5 ans d’ancienneté : 1 mois de préavis
  • 5-10 ans d’ancienneté : 2 mois de préavis
  • 10+ ans d’ancienneté : 3 mois de préavis

Mais attention :

  • Cadres : souvent 3 mois minimum, voire 6 mois
  • Secteur bancaire/finance : jusqu’à 6 mois
  • Contrats négociés : les préavis peuvent être supérieurs aux minimums légaux

L’astuce : si vous voulez vous lancer en freelance en parallèle d’un CDI, vérifiez votre contrat de travail. Le préavis contractuel prime sur le préavis légal.

Stratégies pour se lancer sans attendre 6 mois :

  • Tester votre activité en auto-entrepreneur français en parallèle (si votre employeur accepte)
  • Négocier un temps partiel (80%, 60%) avec votre employeur
  • Poser vos jours de congés restants pour démarrer plus tôt
  • Demander une rupture conventionnelle (si éligible)

Notre conseil :

  • Ne démissionnez pas sur un coup de tête
  • Testez votre activité en parallèle si possible
  • Se laisser 6-12 mois pour lancer l’activité tranquillement

Les différentes configurations freelances au Luxembourg (avec témoignages)

Configuration 1 – CDI en France + auto-entrepreneur à côté : le cumul sécurisé

👉🏼 Le profil : salarié en France, activité freelance complémentaire le soir/week-end. Témoignage d’un intégrateur WordPress chez Téméraire Marketing.

Comment il gère le cumul CDI/freelance

Cumuler un CDI et une activité d’auto-entrepreneur n’est pas très courant, mais pour lui, ça fonctionne.

“Je suis célibataire, sans enfant, donc j’ai plus de flexibilité. Et surtout, c’est une vraie passion.”

Concrètement, il travaille sur son activité freelance le soir après ses horaires de CDI et le week-end. Parfois, il pose des jours en semaine pour avancer sur des projets.

“Mais j’ai une règle absolue : jamais de freelance pendant mes heures de CDI. Les deux activités sont totalement séparées.”

L’accord avec l’employeur

Le sujet est sensible. Il travaille dans un grand groupe où sa hiérarchie directe est au courant et accepte son activité freelance, tant qu’elle n’interfère pas avec son travail.

“En revanche, au niveau de la direction groupe, c’est plus flou. Mon contrat ne mentionne rien de spécifique là-dessus. En France, cumuler CDI et freelance n’est pas toujours bien vu. Ça reste rare et ça dépend vraiment de ton employeur.”

Les limites de ce modèle

Ce qui lui plaît, c’est que le CDI reste à temps plein, mais le freelance est flexible.

“C’est à moi de fixer mes limites : combien d’heures j’y consacre, quelles missions j’accepte, à quel rythme.”

Il lui arrive parfois de poser des jours de congé pour travailler sur des projets freelance urgents, mais ça reste exceptionnel.

“Globalement, ça fonctionne bien si on gère correctement son emploi du temps.”

Pas une transition, un équilibre

Pour lui, ce n’est pas une phase transitoire avant de passer full freelance.

“J’aime la sécurité du CDI avec un revenu stable. Le freelance vient en complément avec un revenu variable.”

Il ajoute un argument pragmatique :

“En France, pour un crédit immobilier, c’est beaucoup plus simple d’avoir un CDI. Oui, ça demande plus de temps et d’énergie, mais c’est un modèle qui apporte de la sérénité.”

Ce qu’il apprécie le plus

“La liberté. Faire des heures sup si j’en ai envie et donc gagner plus. Choisir mes clients et mes missions.”

Il apprécie aussi la complémentarité des deux activités :

“En CDI, je fais de la conception en tant que product designer. En freelance, je fais de l’intégration. Ça me permet de toucher à deux domaines différents, de ne jamais me lasser et de maintenir mes compétences à jour.”

Ce qu’il aurait aimé savoir avant

“L’administratif en France, c’est le point noir. L’URSSAF, les impôts, la CFE… personne ne t’explique vraiment comment ça marche. Les plateformes sont compliquées, peu intuitives. Quand tu démarres jeune, c’est déroutant. J’aurais aimé qu’on m’explique tout ça clairement dès le début.”

Ce que le collectif Téméraire Marketing lui apporte

“Déjà humainement, c’est un collectif de gens très sympas et compétents. Les missions sont intéressantes et surtout, il y a une vraie sécurité. Je n’ai quasiment jamais de creux : ça fait longtemps que je n’ai pas passé un mois sans mission. Ils gèrent la prospection, ce qui enlève une énorme charge mentale. Je peux me concentrer uniquement sur le travail, et quand je peux, j’essaie aussi de renvoyer l’ascenseur.”

Configuration 2 – Auto-entrepreneur en France depuis 5 ans : la simplicité durable

👉🏼 Le profil : 100% freelance en auto-entrepreneur, activité stabilisée sous les plafonds. Témoignage de Valentine, freelance social media et communication

Pourquoi le statut auto-entrepreneur lui convient

Valentine est en auto-entrepreneur depuis plusieurs années et ce statut lui va bien.

“Le plafond BNC est de 77 700€. Par contre, si tu dépasses 37 500€ de CA, tu es obligé de facturer avec la TVA, c’est mon cas.”

Pour elle, le plafond est suffisamment élevé et la TVA n’est finalement pas un inconvénient.

“Au contraire, ça m’arrange. Je peux récupérer la TVA sur mes achats professionnels. Donc à l’heure actuelle, mon statut me convient plutôt bien.”

Les avantages qu’elle y voit

“La simplicité administrative, même si c’est un peu plus lourd depuis le passage à la TVA. J’ai aussi payé moins d’impôts les premières années grâce au prélèvement libératoire qui était très intéressant. Et globalement, on est quand même un peu moins taxé qu’une société.”

Les limites du statut

Valentine pointe quelques frustrations :

“Parfois, on te donne moins de crédibilité parce que tu es en ‘micro-entreprise’ et pas en ‘société’, alors que c’est souvent un choix personnel.”

Elle mentionne aussi la retraite :

“On ne cotise pas bien pour la retraite en auto-entrepreneur, c’est un vrai point faible.”

Et puis il y a la CFE :

“La cotisation foncière des entreprises, c’est comme une taxe d’habitation sur ton bureau. Sauf que je travaille de chez moi, dans ma maison. J’ai l’impression de payer une double taxe foncière.”

Son constat global :

“On est quand même trop taxé et l’État n’aide pas assez les entrepreneurs.”

Facturer au Luxembourg depuis la France

“Je travaille avec plusieurs clients luxembourgeois, dont Téméraire Marketing. Je ne rencontre aucun problème de facturation car j’ai un numéro de TVA intracommunautaire qui me permet de facturer en HT.”

Elle précise :

“Il y a quelques petites choses à savoir quand on facture à l’étranger. C’est important de bien se renseigner parce que les informations ne sont pas toujours évidentes à trouver.”

Ce qu’elle apprécie le plus

“Ma vie de freelance me permet de m’organiser comme je veux, c’est d’autant plus important que je suis aidante. J’adore cette liberté. J’aurais vraiment du mal à retourner en arrière avec un CDI à plein temps, devoir rendre des comptes à un supérieur, être bridée. Là, je peux laisser place à ma créativité et à mes envies.”

Ce qu’elle aurait aimé savoir

“Avant de démarrer, j’aurais aimé qu’on me dise d’être plus prudente avec ma comptabilité. De bien cadrer chaque contrat et prestation pour me protéger. De toujours demander des acomptes. Et surtout, de prévoir une trésorerie pour les mois plus calmes, parce que ça arrive.”

Ce que le collectif Téméraire Marketing lui apporte

“Le collectif TMRR, c’est une super idée. On peut se sentir isolé en tant que freelance quand on a son bureau à la maison. Là, on peut partager du bon temps entre freelances qui connaissent les mêmes galères que nous. Les moments qu’on partage sont top. Les relations sont beaucoup plus sincères, amicales et constructives qu’avec de simples collègues de bureau. Le Discord du collectif est aussi un plus : ça permet de discuter de tout et rien, et il y a de l’entraide quand quelqu’un en a besoin. Et côté business j’ai eu l’occasion de travailler sur de nouvelles missions que je n’aurais jamais connues si je n’étais pas dans le collectif. Je suis super contente des collaborations.”

 

Configuration 3 – Indépendant Luxembourg → SARL : l’évolution naturelle

👉🏼 Le profil : démarrage rapide en nom propre, puis passage en SARL après plusieurs années. Témoignage de Marie-Rébecca, la fondatrice de Téméraire Marketing)

Pourquoi démarrer en indépendante

Marie-Rébecca a commencé en tant qu’indépendante en nom propre en 2018.

“C’était la formule la plus rapide pour commencer à facturer. J’ai fait mon inscription au Registre du Commerce et la TVA a suivi environ 3 semaines après. C’était vraiment rapide.”

Le passage en SARL

Elle a changé de statut pour deux raisons principales :

“D’abord, le volume de chiffre d’affaires devenait trop important pour continuer à gérer tout l’administratif moi-même. Et ensuite, je voulais pouvoir supporter des projets plus gros.”

Elle précise une réalité du marché :

“C’est pas que les gros projets nécessitent une grosse structure, mais certaines entreprises vont plus facilement te mettre à l’envers si tu es petit indépendant. Si tu es une société, ils osent moins s’y frotter. Triste réalité, mais c’est comme ça.”

La création du collectif Téméraire Marketing

“Pourquoi j’ai créé ce collectif ? Parce que tout seul on va plus vite, mais à plusieurs on va plus loin. C’est la première raison.”

Mais il y a aussi une question de transparence :

“On ne peut pas tout faire tout seul. Beaucoup d’agences au Luxembourg sous-traitent avec des freelances — que ce soit au Luxembourg ou à l’autre bout du monde via des plateformes — mais elles ont ce secret de polichinelle : il ne faut surtout pas qu’on sache qu’elles sous-traitent.”

Pour Marie-Rébecca, c’est absurde :

“Évidemment que tout le monde sous-traite à un moment donné ! La vraie question, c’est comment tu le fais.”

Le fonctionnement du collectif

“Même quand j’étais encore indépendante, j’avais l’habitude de travailler avec des freelances. La plupart sont encore là aujourd’hui. On se complétait pour répondre de manière plus globale aux besoins marketing d’un client, et ça se faisait en bonne intelligence : chacun facturait sa partie.”

La différence avec une agence classique :

“Moi, je tenais ce discours en toute transparence face à mes clients. TéMéRaiRe Marketing est devenu une marque forte avec une image positive au Luxembourg. Souvent, TéMéRaiRe était le vaisseau amiral visible, avec un ou deux freelances derrière qui bossaient avec moi en complément.”

Pourquoi le modèle fonctionne

“On arrive à avoir cette capacité structurante : gestion de projet ficelée, bien organisée, respect des délais. Et on prend le meilleur des freelances : l’expertise ultra-pointue au prix le plus juste. C’est en ça que le modèle collectif a du sens d’un point de vue business au Luxembourg.”

L’aspect humain

“D’un point de vue humain, c’est ce qui nous tient tous : c’est une chouette aventure. On arrive à trouver entre freelances une façon de vraiment collaborer. D’être parfois ensemble au bureau, parfois chacun chez soi parce qu’on veut aussi avoir notre tranquillité, se concentrer, s’occuper de notre chien ou aller chez le dentiste à 15h.”

Elle conclut :

“Du moment qu’on est animé par la même ambition business et qu’on a la même façon de travailler, avec ce collectif TéMéRaiRe Marketing, on choisit sa propre famille de travail. Et ça, c’est plutôt chouette.”

Quand passer d’indépendant à société :

  • CA >70k€ stable
  • Gros clients qui préfèrent facturer à des sociétés
  • Besoin de séparer patrimoine pro/perso

 

Configuration 4 – Nom propre, puis société, puis nom propre : la simplification

👉🏼 Le profil : freelance qui revient d’une société vers un statut plus simple. Témoignage de Pieter, intégrateur et helpdesk chez Téméraire Marketing.

L’aller-retour entre société et nom propre

Pieter a d’abord créé une société, puis est revenu à un statut plus simple.

“À l’époque, créer une société était l’étape logique parce que j’avais une vision plus large et plus structurée de mes projets.”

Mais les choses évoluent :

“La vie change, autant sur le plan personnel que professionnel. Mes projets ont changé avec le temps. Je suis entré dans une phase de transition où j’ai appris quelque chose d’essentiel : savoir prendre du recul.”

Pour lui, continuer dans une direction qui ne lui correspondait plus aurait fini par lui coûter cher.

“Revenir à un statut plus flexible n’a donc pas été un retour en arrière, mais un choix conscient, aligné avec ma situation du moment et ma manière de travailler.”

Les clients s’en fichent vraiment

“Très honnêtement, oui, dans la grande majorité des cas.”

Il raconte son premier contrat :

“J’avais 17 ans. À l’époque, je me suis dit ‘merde’, parce que je n’avais aucune structure juridique pour faire un contrat ou même facturer correctement. Et pourtant, le client a travaillé avec moi sans hésiter. Pourquoi ? Simplement parce qu’il avait vu ce que je savais faire et qu’il avait envie de collaborer avec moi.”

Sa conclusion :

“Avec le recul, ça résume assez bien la réalité : les clients viennent avant tout pour ton expertise, ta capacité à répondre à un besoin et la confiance que tu inspires. Le statut juridique arrive bien après.”

Le conseil anti-bullshit

“Il ne faut surtout pas créer une société pour ‘faire sérieux’. Être sérieux, ce n’est pas un statut juridique, c’est la qualité de ton travail, ta fiabilité et ta capacité à tenir tes engagements.”

Pour Pieter, si ton activité repose avant tout sur ton expertise et ta capacité à résoudre des problèmes, le statut n’est qu’un outil, pas une finalité.

“Créer une société a du sens quand ton projet le demande vraiment : volume d’activité, associés, structuration, croissance. Mais tant que ce n’est pas le cas, il vaut mieux commencer simple, tester, apprendre, ajuster.”

Il rappelle un point important :

“Aujourd’hui, les statuts freelance se créent très rapidement, souvent entièrement en ligne, donc rien n’est figé.”

Son conseil final :

“Arrêter de sacraliser la forme juridique et se concentrer d’abord sur ce qui compte vraiment : créer de la valeur et construire des relations de confiance.”

Ce qu’il apprécie le plus

“La liberté de choisir, mais surtout la responsabilité qui va avec. Choisir mes projets, mes clients, ma manière de travailler, et assumer pleinement ces choix.”

Ce qu’il aurait aimé savoir

“On aurait dû me dire que se lancer en freelance, ce n’est pas seulement être bon dans son métier. C’est aussi apprendre à poser un cadre : savoir dire non, fixer des limites claires, valoriser son temps et son expertise.”

Il poursuit :

“Au début, on a souvent tendance à trop s’adapter, à vouloir faire plaisir, à accepter plus que ce qui est juste. C’est là que les déséquilibres s’installent. Personne ne te dit vraiment que ton cadre, c’est ta responsabilité. Si tu ne le poses pas clairement, d’autres le feront à ta place, parfois même sans s’en rendre compte.”

Ce que le collectif Téméraire Marketing lui apporte

“J’ai commencé à travailler avec Marie-Rébecca en 2019, après un appel, quand j’étais à l’autre bout du monde. À l’époque, le collectif n’existait pas encore. Il s’agissait surtout de collaborations humaines et professionnelles qui se sont construites de manière naturelle.”

Il explique que l’idée de créer un collectif de freelances, voire même une plateforme, était déjà présente bien avant ce que TMRR est devenu aujourd’hui.

“Aujourd’hui, voir ce projet naître et évoluer est franchement sympa, parce qu’il s’inscrit dans une continuité logique de ce qui existait déjà : des échanges, des synergies, des personnes qui partagent des réalités similaires.”

Sa vision du collectif :

“Pour moi, TMRR reste avant tout un cadre souple, à taille humaine, que chacun s’approprie à sa manière. Et c’est justement cette évolution naturelle, sans forcing, qui me donne envie d’en faire partie.”

Collectif vs solopreneur : démystifier le modèle collectif

Ce qu’un collectif de freelances N’EST PAS

Clarifions d’abord ce que Téméraire Marketing (et la plupart des collectifs de freelances) ne sont pas :

❌ Ce n’est PAS une agence

  • Pas de hiérarchie
  • Pas de patron qui redistribue les missions
  • Pas de salariat déguisé

❌ Ce n’est PAS un réseau type Malt

  • Pas de plateforme qui prend une commission sur chaque mission
  • Pas de mise en concurrence entre freelances
  • Pas d’algorithme qui matche clients/freelances

❌ Ce n’est PAS une obligation de partager tout

  • Chaque freelance garde ses propres clients
  • Chaque freelance facture directement ses prestations
  • Vous n’êtes pas obligé de collaborer sur tous les projets

Ce qu’un collectif de freelances EST vraiment

La réalité d’un collectif comme TMRR :

✅ C’est de l’entraide

  • Discord pour poser des questions
  • Échanges de bonnes pratiques
  • Conseils sur des problématiques communes

✅ C’est des collaborations ponctuelles

  • Un client demande un site web → le dev s’associe avec le designer
  • Un projet nécessite du copywriting → le marketeur fait appel au rédacteur
  • Chacun facture sa partie

✅ C’est une marque commune

  • Visibilité partagée
  • Force du collectif pour décrocher de plus gros clients
  • Mais chacun reste juridiquement indépendant

✅ C’est du networking naturel

  • Déjeuners informels
  • Partage de pistes commerciales
  • Être toujours accompagné aux afterworks Drink With A Marketer

Les 3 niveaux d’implication dans un collectif

Tous les freelances ne s’impliquent pas de la même manière. Chez TMRR, on identifie différents profils dont par exemple :

🐆 Les Guépards (ultra-actifs)

  • Participent à tous les événements
  • Proposent des collaborations régulières
  • Animent le Discord
  • Font des apports d’affaires

🦓 Les Zèbres (moyennement actifs)

  • Viennent aux événements de temps en temps
  • Collaborent sur quelques projets dans l’année
  • Lisent le Discord mais ne participent pas toujours

🦛 Les Hippos (discrets mais présents)

  • Présents aux gros événements annuels
  • Collaborent rarement
  • Apprécient de faire partie du collectif sans s’impliquer activement

Le plus important : tous les profils sont OK. Il n’y a pas de “bon” ou “mauvais” niveau d’implication. Chacun y trouve ce qu’il cherche.

Pourquoi rejoindre un collectif a du sens (ou pas)

Vous devriez envisager un collectif si :

  • Vous êtes isolé en remote et ça vous pèse
  • Vous voulez élargir votre offre sans recruter
  • Vous aimez collaborer et échanger
  • Vous cherchez plus de crédibilité face à des gros clients

Vous ne devriez pas rejoindre un collectif si :

  • Vous n’êtes pas encore lancé (créez d’abord, rejoignez ensuite)
  • Vous êtes ultra-indépendant et ne voulez collaborer avec personne
  • Vous cherchez quelqu’un qui gère votre business à votre place
  • Vous n’avez pas de positionnement clair

Comment fonctionne concrètement TMRR

La structure :

  • 12 freelances réguliers, d’autres plus occasionnels
  • Chacun a sa propre structure juridique (SARL-S, indépendant, auto-entrepreneur…)
  • Un noyau dur d’associés

Le fonctionnement :

  • Chacun gère ses propres clients
  • Collaborations proposées au cas par cas
  • Chacun facture le travail qu’il a fourni

Les outils :

  • Discord pour échanger au quotidien
  • Réunion avec les clients
  • Journées de travail ensemble
  • Réunions mensuelles
  • Événements de networking

Checklist complète pour se lancer à son compte

Avant de créer (réflexion)

  • [1] Définir votre positionnement (qui vous ciblez, ce que vous vendez)
  • [2] Tester votre offre (premiers clients, retours)
  • [3] Valider qu’il y a un marché
  • [4] Calculer votre TJM
  • [5 ] Anticiper 6 mois de trésorerie

Démarches Luxembourg

Avant la création :

  • [1] Vérifier la disponibilité de votre nom de société sur LBR.lu (puis sur OVH pour votre futur site Internet 🤫)
  • [2] Préparer vos qualifications professionnelles (diplômes, CV)
  • [3] Obtenir votre casier judiciaire luxembourgeois

Création :

  • [4] Demander l’autorisation d’établissement via MyGuichet.lu
  • [5] Ouvrir un compte bancaire professionnel
  • [6] Rédiger les statuts (SARL-S ou SARL)
  • [7] Déposer le capital social (même 1€)
  • [8] S’immatriculer au RCS
  • [9] S’affilier au CCSS
  • [10] S’inscrire à la TVA (sauf franchise)
  • [11] S’affilier à la Chambre professionnelle

Une fiduciaire sérieuse c’est parfois peu évident à trouver. Fiducia Management et WiseMind – accompagnent de nombreux freelances et petites à moyennes structures, vous pouvez les contactez de notre part !

Démarches France

Auto-entrepreneur :

  • [1] Créer un compte sur formalites.entreprises.gouv.fr
  • [2] Déclarer votre activité en ligne
  • [3] Attendre votre numéro SIRET (8-15 jours)
  • [4] Ouvrir un compte dédié (si CA >10k€/an pendant 2 ans)

Société (EURL, SASU) :

  • [1] Rédiger les statuts
  • [2] Déposer le capital social
  • [3] Publier une annonce légale
  • [4] Immatriculer la société via le guichet unique

Aspects financiers

  • [ ] Ouvrir un compte professionnel
  • [ ] Choisir un comptable (Luxembourg) ou un outil de compta (France)
  • [ ] Souscrire une assurance RC Pro
  • [ ] Prévoir un budget pour les outils (logiciels, site web, etc.)

Outils & process

  • [ ] Site web / portfolio en ligne
  • [ ] Template de devis + factures
  • [ ] CRM ou tableau de suivi clients
  • [ ] Définition grille tarifaire
  • [ ] Process de prospection

En conclusion : lancez-vous, mais pas n’importe comment

Devenir freelance au Luxembourg (ou en France), c’est possible. Et ça peut être une aventure incroyable.

Mais soyons clairs : ce n’est pas “facile” car il faut bosser, prospecter et se vendre activement. Ce n’est pas non plus “pour tout le monde” — il faut aimer l’incertitude et la liberté qui vont avec. Enfin, ce n’est pas “instantané” : comptez 6 à 12 mois pour vraiment stabiliser votre activité.

Les 3 clés du succès reposent sur un positionnement clair (savoir précisément qui vous ciblez et ce que vous vendez), des tarifs justes (calculer votre TJM minimum et vous y tenir sans céder à la pression), et de la régularité dans vos efforts de prospection, networking et gestion de projets.